Oublie moi! Le classement des raisons…

Selon les résultats d’une étude publiée le 19 décembre 2012 par NM Incite (une propriété Nielsen McKinsey) vous trouverez ci-dessous les res raisons principales pour lesquelles on se débarrasse de nos amis sur Facebook:

  1. Commentaires insultants – 55%
  2. Je le/la connais pas bien – 41%
  3. Il/elle essaie de me vendre quelque chose – 39%
  4. Commentaires déprimants – 23%
  5. Manque d’interaction – 20%
  6. Commentaires politiques – 14%
  7. Séparation / divorce – 11%
  8. J’aime pas ses amis – 8%
  9. Il/elle met trop souvent son profil à jour – 6%
  10. Il/elle ajoute trop d’amis – 6%
  11. Il/elle ne met pas son profil à jour suffisamment souvent – 3%

Internet sans Frontières porte plainte contre Facebook

Une association saisit la Cnil. Internet sans Frontières reproche à Facebook de violer le droit français sur la protection des données, notamment la reconnaissance faciale sur les milliards de photos personnelles présentes sur les serveurs du site Web 2.0.

En savoir plus sur : http://www.01net.com/editorial/547666/internet-sans-frontieres-porte-plainte-contre-facebook/

Les amis, Les ennemis et Facebook :La nouvelle lutte contre les escrocs

Au moment où les e-menaces ciblant les réseaux sociaux en ligne ontdépassé le stade de simple curiosité et progressent sur le front de la sécurité des données, nous les considérons comme un vecteur de cyber-attaques conçues pour le vol de données personnelles. A l’heure où plus de 800 millions de personnes s’activent désormais sur le plus important réseau social à ce jour, la manière dont les informations sontéchangées et/ou protégées dans ce type d’environnement est devenue l’un des principaux enjeux de la sécurité des données. Ces dernières semaines, les préoccupations des utilisateurs sont centrées autour à des changements à venir ou déjà implémentés par Facebook. Après la mise à jour des Contrôles de la confidentialité et l’introduction discrète des Smart Lists, la Conférence f8 a fait passer l’utilisation et laconfidentialité à un autre niveau, en introduisant les Abonnés, le News Ticker et un ravalement du Mur, sans oublier les deux changements vedettes – leTimeline et les nouvelles fonctionnalités de Open Graph. Ces nouvelles fonctionnalités ont pour dessein d’augmenter les interactions entre utilisateurs, mais elles engendrent également une nouvelle dimension aux problèmes de confidentialité et de sécurité des données personnelles. A elle seule, la mise à jour de Timeline est susceptible de donner un nouveau sens au concept même de vie privée puisque les moindres détails de la vie des utilisateurs peuvent désormais être partagés et catalogués. En outre, App Ticker rend plus facile aux utilisateurs de voir à quelles applicationsleurs amis ont eu accès, ce qui peut avoir des conséquences sur la rapidité avec laquelle une arnaque se répand à partir du moment où la personne à qui l’on fait confiance est elle-même tombée dans le panneau. Avant même ces changements, Facebook était constamment la cible d’arnaques dues à sa popularité et son énorme réservoir d’utilisateurs. Les escroqueries classiques n’ont pas pour autant disparu, ce qui fait que ces changements sont susceptibles d’ajouter de la variété, et, comme il en sera question plus loin, de l’efficacité, à un phénomène bien installé sur le réseau social.
Un autre aspect important à considérer est que la présence sur un réseau social est aussi un outil important de publicité personnelle à partir de laquelledes chercheurs d’emplois peuvent être jugés au cours d’un processus derecrutement. D’autre part, une fois que les candidats à un emploi sont recrutés, leurs comptes, et toutes les données qu’ils contiennent sur leur activité, peuvent être utilisés par les cybercriminels pour concevoir desattaques ciblées contre les entreprises concernées.Ce document a donc pour but de faire la lumière sur les menaces socialesdu Net et de proposer des recommandations pour les utilisateurs afin de leur éviter d’être victimes d’attaques cybercriminelles sur un réseau social. Bien que son objectif soit de fournir une vue d’ensemble des réseaux (plateformes et applications), ce livre blanc s’intéresse particulièrement à Facebook, le plus important acteur dans ce domaine. Les découvertes présentées dans ce document proviennent essentiellement de Bitdefender Safego, un outil gratuit conçu pour protéger les comptes des réseaux sociaux contre les menaces visant les utilisateurs de Facebook et de Twitter. Safego protège actuellement plus de 100.000 utilisateurs de Facebook dans le monde.

Voir le livre blanc des arnaques Facebook :

Un divorce sur cinq lié à l’utilisation de Facebook?

Laisser un flirt sur Facebook à la lecture de son partenaire est à l’origine de plus en plus de divorces outre-Manche, selon une étude de… cabinet d’avocats.

Facebook est à l’origine d’un nombre grandissant de divorces, relève The Telegraph lundi 21 décembre, en citant l’étude d’un… cabinet d’avocats!
En mesurant l’importance du phénomène au sein de son cabinet, Mark Keenan, directeur de Divorce-Online dit avoir été “vraiment surpris de constater que 20% des demandes de divorces étaient liées à Facebook“.
“La raison la plus récurrente se fait suite à la découverte de conversations d’ordre sexuelle entre deux personnes qui ne sont pas supposées en avoir”, poursuit Mark Keenan.
Les mails témoignant de flirts et les messages trouvés sur Facebook seraient selon le journal de plus en plus avancés comme des preuves de fautes de la part d’un partenaire.

Source: NouvelObs

Comment Facebook aide les Etats à piéger les fraudeurs

Les informations contenues sur les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisées par les administrations.

Avis aux fraudeurs : à tout moment, Facebook peut vous trahir.

Une Canadienne en dépression vient d’en faire l’expérience. Son assurance privée lui a supprimé ses mensualités, «car des photos (la) montraient heureuse sur son profil  », affirme-t-elle, tandis que la société assure qu’elle disposait d’autres éléments étayant la guérison.

Faut-il désormais se méfier de ses «amis», ces «friends» que l’on autorise à fréquenter sa page personnelle, et soupçonner parmi leur longue liste la présence masquée de son assureur, de son banquier ou de son employeur venus puiser des informations que l’on croyait intimes ?

En France, la caisse d’allocations familiales (CAF) s’en tient, pour l’instant, aux contrôles habituels et aux enquêtes de voisinage. «Nous ne sommes ni équipés pour surveiller le Net ni tentés. Cela nous semble une intrusion exagérée», précise-t-on à la CAF. De son côté, la Sécurité sociale a effectué 1,6 million de contrôles de «personnes en congé maladie» à leur domicile et assure ne pas avoir recours à l’Internet.

Mais si, à ce jour, «il n’existe pas de veille organisée des réseaux sociaux en France, nous pouvons utiliser ponctuellement ce support pour dépister un abus, une fraude notamment fiscale», affirme Benoît Parlos, qui dirige la mission interministérielle de lutte contre la fraude. Bercy s’intéresse d’ailleurs aux «expériences conduites à l’étranger», où la tentation de faire la preuve par Facebook prospère.

En Norvège, une jeune femme qui disait élever seule ses deux enfants, mais se présentait en concubinage sur un site de sociabilisation, a ainsi été condamnée à six mois de prison ferme après qu’une enquête en bonne et due forme eut confirmé qu’elle n’était pas célibataire. Dans ce pays, on considère les informations recueillies sur les réseaux sociaux non comme des éléments de preuve mais comme de simples indices de fraude.

En Belgique, le conseil en charge des fraudes aux examens a estimé que l’aveu de triche de deux étudiants qui s’en vantaient sur leur profil Facebook tenait lieu de preuve.Mais les documents numériques peuvent nourrir une accusation comme innocenter.

Soupçonné d’une agression à New York, Rodney Bradford a été libéré, entre autre, grâce à un alibi électronique. Il avait posté un message sur Facebook depuis l’ordinateur de son père au moment du crime.

Dans l’entreprise, l’utilisation des réseaux sociaux à des fins de contrôle s’étend. Les assureurs pourraient notamment être tentés de vérifier si les voitures déclarées volées n’apparaissent pas sur les écrans, dans les blogs ou sur les profils. «Pour l’instant, les sociétés sont encore rebutées par le coût de cette surveillance externe. Mais c’est l’avenir», estime Mouloud Dey, directeur de la stratégie de SAS, qui fournit des outils informatiques de contrôle. Presque la moitié des recruteurs américains avouent fouiller les profils des candidats.

Pour éviter ces dérapages en France, Alain Gavan, du cabinet de recrutement A Compétence Égale, propose de ne consulter que les réseaux professionnels. Ce code de bonne conduite reste difficile à vérifier. «Les employeurs n’utilisent qu’indirectement ce qu’ils récoltent sur le Net», explique l’avocat du travail Roger Koskas. Car le document numérique n’est qu’un élément de preuve et doit être recueilli dans des conditions strictement encadrées. «Les informations du Net nourrissent plutôt les dossiers internes», précise Roger Koskas.Alors que la jurisprudence s’élabore, le statut des éléments relevés sur les réseaux sociaux demeure sujet à discussion. Pour le juriste Alain Bensoussan, par exemple, ils ne sont pas protégés par le respect de la vie privée.

Afin de clarifier le statut des confidences postées sur les profils, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée du développement de l’économie numérique, insiste : «L’internaute doit savoir, quand il écrit, s’il est dans la sphère privée ou publique», avant de conclure : «Dans l’immédiat, il faut se souvenir que le seul document confidentiel sur le Net est celui que l’on ne poste pas.»


«Les informations postées sur Facebook ne relèvent pas de la correspondance privée»

Questions à Alain Bensoussan, spécialiste du droit de l’informatique

Facebook est-il un espace privé, comme l’intérieur d’une maison ?

Non, Facebook n’est pas un espace privé. C’est, à l’inverse, un lieu de publication. Comme si l’on se trouvait dans une rue, dans une zone publique d’affichage. Les personnes sont exposées à la vue de tous. Ce qu’elles montrent les engage. Comme leur comportement pour­rait avoir des conséquences sur la voie publique.

Certaines informations sont cependant réservées aux «amis».

La notion de «friend», d’ami est ambiguë. Car les messages postés sur Facebook ne sont pas clairement adressés à un destinataire. Ces informations ne relèvent pas, comme le SMS ou le mail personnel, de la correspondance privée. Il n’y a pas forcément violation de «privacité» lorsqu’on lit un Facebook. La notion traditionnelle de vie privée ne fonctionne pas complètement sur les réseaux sociaux.

Faut-il conclure que ce que nous écrivons sur les profils des réseaux sociaux peut être à tout moment retenu contre nous ?

Je le pense. Même si, en France, nous n’avons pas encore de jurisprudence. Il n’est pas choquant que les organismes de prestations sociales ou les compagnies d’assurances vérifient si leurs bénéficiaires fraudent. Si elles aperçoivent un «malade» en train de skier, sur une photo postée sur son profil, et si l’information est véridique, alors le support de publication est neutre.

Ne court-on pas le risque d’un espionnage généralisé des individus ?

C’est une crainte. C’est pourquoi l’utilisation des réseaux sociaux dans la lutte contre la fraude ne doit se faire que lorsqu’il existe un faisceau de présomptions. La recherche doit être légitime et proportionnée. On ne peut pas surveiller des catégories entières de population. L’enquête est possible, l’espionnage interdit. Enfin, le droit doit évoluer pour mieux protéger les internautes.

source: Le Figaro online

Facebook vs. l’abbé Pierre Social?

Le compte Facebook de la Fondation Abbé-Pierre a été fermé sans explication par le site de socialisation, a annoncé samedi Yves Colin, responsable communication de la fondation.

La Fondation Abbé-Pierre, qui lutte contre le mal-logement et les phénomènes d’exclusion, ne pourra donc plus recourir au plus célèbre réseau social pour rejoindre les gens qui s’intéressent aux actions de l’organisation caritative et pour toucher surtout les jeunes, le public le plus frappé par les difficultés pour se loger.

“Notre compte, ouvert au printemps dernier, a été désactivé il y a une dizaine de jours,” a indiqué M. Colin. La page Facebook comptait environ 600 amis.

La Fondation n’a reçu aucune explication sur les raisons de la fermeture.

 

De façon générale, Facebook indique sur son site pouvoir désactiver un compte en fonction de plusieurs facteurs (fréquence d’utilisation, heure, taux, etc..).

“Nous sommes déçus de cette désactivation, qui intervient à un moment charnière dans l’année”, a dit M. Colin qui espère cependant pouvoir entrer rapidement en contact avec un responsable de Facebook en France pour rouvrir le compte.

 

source

Facebook de l’embauche au licenciement.FIRED!

Photos de soirées alcoolisées, post énervé sur  votre wall considéré comme déplacé par votre boss trop old school ou encore les petites phrases ou images faites pour amuser la galerie ou faire sourire vos amis ont aussi de quoi vous écarter en tant que candidat à un emploi.

On le savait, mais le phénomène prend de l’ampleur. Selon deux études récentes, l’une Américaine, l’autre Allemande, le nombre d’employeurs vérifiant toutes ces informations privées sur la toile avant même de faire une sélection de candidats, ou même pour faire cette sélection, fait largement partie des mœurs.

Selon l’étude américaine, le chiffre a même doublé en un an. 45% des employeurs sondés disent avoir utilisé les sites de socialisation pour obtenir des renseignements sur les candidats aux emplois qu’ils proposent, contre seulement 22% l’an dernier. Et parmi ceux qui ne le font pas, 11% ont l’intention de s’y mettre. 35% ont indiqué avoir écarté des candidats en raison de ce qu’ils ont trouvé sur les réseaux sociaux, notamment des “photographies ou des informations provocantes ou déplacées” ou des contenus faisant référence à l’alcool ou la drogue. Autres raisons : des candidats qui disaient du mal de leur précédent employeur, de collègues ou de clients, ou qui savaient mal communiquer sur eux-mêmes, écrivaient des commentaires discriminatoires, partageaient des informations confidentielles venant d’un précédent employeur ou mentaient sur leurs qualifications.

Mieux vaut être prudent, dit Berlin

Chez les Allemands, c’est un peu moins, mais tout de même : 28% des sociétés interrogées utilisent internet pour recueillir des informations sur des candidats, dont les trois quarts dès le début du processus de recrutement, avant même de convoquer les candidats à un premier entretien. Parmi celles qui cherchent sur le web des informations sur les candidats, 36% reconnaissent se servir des sites de socialisation comme Facebook. Un quart des entreprises concernées avouent que, parfois, le candidat est écarté à cause de données qu’il a laissées sur le net, notamment des “commentaires négatifs sur le travail” ou des “contenus très privés, comme des photos de fêtes“.

Du coup, le gouvernement allemand lui-même a appelé vendredi les internautes à la prudence quant aux informations personnelles qu’ils mettent en ligne. Il ne s’agit pas de reprocher quoi que ce soit aux recruteurs qui scrutent le web à la recherche d’informations sur les candidats, soulignent les autorités, mais simplement de “sensibiliser” les utilisateurs car, au vu de cette étude commandée par le ministère, “il semble que beaucoup d’internautes soient plutôt imprudents avec les données les concernant“.

Une note positive tout de même : 18% des employeurs américains sondés affirment avoir sélectionné des candidats grâce aux informations trouvées sur des réseaux sociaux. Parmi les employeurs qui cherchent des informations en ligne, 29% utilisent Facebook, 26% LinkedIn et 21% MySpace, 11% recherchent sur les blogs et 7% sur le site de micro-blogs Twitter.

Facebook : ni avec toi, ni sans toi

Parmi les 250 millions d’internautes qui ont cédé aux chants des sirènes de Facebook à travers le monde, 100 millions vivent en Europe. Un chiffre spectaculaire auquel s’agglutinent pas moins de cinq millions d’usagers nouveaux par semaine ! Les critiques fusent mais rares, encore, sont ceux qui décident de se désinscrire. Enquête.

Désinscrite, aussitôt réinscrite. Un an après sa première tentative sur le réseau social Facebook, Caroline, une étudiante allemande en musicologie à Paris, a décidé de fermer son profil : « Je ne supportais pas ces photos soi-disant drôles, accompagnées de légendes telles que ‘hey, cool’ ou ‘lol’ qui, selon moi, vont de pair avec l’incapacité grandissante des gens à exprimer des idées un poil complexes. » Et pourtant, Caroline n’a pas tardé à rouvrir son compte. « Bien que je n’apprécie pas que mes données personnelles circulent à tout va sur Internet, s’explique-t-elle, je ne veux pas non plus perdre la possibilité de communiquer facilement et rapidement avec mes amis ou d’autres connaissances à travers le monde… Du coup, j’essaie de ne pas gaspiller mon temps suspendue à Facebook. »
Caroline n’est pas un cas isolé. A en croire les commentaires qui circulent sur certains forums, les internautes sont nombreux à ne pas vouloir adhérer à Facebook. La plupart des récalcitrants mettent en avant la menace que les réseautages sociaux virtuels font peser sur leur vie privée et leur intimité. Depuis plus de cinq ans, l’écrivain et journaliste Francis Pisani, spécialisé dans les technologies de l’information, anime Transnets, un blog publié par le journal Le Monde. Dès l’apparition de Facebook, il a manifesté son désaccord : « Je crois que l’intimité n’y est pas suffisamment préservée. J’ai arrêté de m’en servir durant un certain temps. Je veux avoir un plus grand contrôle et être mieux informé sur qui me lit ou non… »
Pourquoi ne pas tout simplement apprendre à mieux sélectionner les informations que l’on diffuse et que l’on reçoit ? « Dans les 20 ans qui viennent, je pense que nous aurons une relation différente avec notre vie privée, poursuit le blogueur. Aux Etats-unis, si on apprend que tu t’es saoûlé, que tu commets l’adultère ou que tu consommes de la drogue, cela peut te faire perdre l’élection présidentielle. »

Une source de traumatismes

Mais pour Vincent Nichols, l’archevêque de Westminster qui s’est exprimé dans le Daily Telegraph, le problème de la confidentialité n’est pas le plus grave. En affirmant que le réseautage social « déshumanise », le saint homme fait ainsi rebondir la polémique mettant directement en relation l’usage de sites tels que Facebook ou Twitter et le suicide des jeunes qui serait dû, selon lui, au « traumatisme causé par des relations fugaces et transitoires ». Accusation à laquelle répond Even Williams sans plus attendre. L’un des cofondateurs de Twitter (qui signifie « gazouillis » en anglais) s’insurge contre les déclarations du prélat : « C’est le genre de stupidités que seul peut proférer quelqu’un qui n’est pas familiarisé avec les réseautages sociaux. » 

« Si je veux savoir quelque chose sur un ami, il me suffit de l’appeler et il me raconte », enchérit sur ce thème le responsable de Ponzoha, un blog espagnol. « Je n’ai pas besoin de passer par un réseau pour le savoir. D’autant plus que les choses qu’on y raconte ne sont pour moi que des commérages et des conneries dénués d’intérêt. J’en déduis que pour inventer de tels passe-temps, faut vraiment se faire chier. D’autre part, l’idée de tomber à tout moment sur des clampins que l’on peut rencontrer en d’autres occasions, au bahut ou au boulot, ne me branche pas vraiment. »

Psychologie de pacotille

En dehors des jeux et des quizz, la plupart des réseaux proposent une quantité de tests en tout genre qui invitent, par exemple, à découvrir à quel personnage des Simpsons on peut s’apparenter ou bien dans quelle catégorie de personnalités on se classe… Mais, pour Caroline, tout ça, c’est « de la psychologie de pacotille ». Toutefois, comme le prouve le revirement du blogueur et de l’étudiante en musicologie, Facebook reste une réalité à laquelle il est assez difficile d’échapper. En dépit de leur résistance et de leurs arguments, n’ont-ils pas, tous les deux, bel et bien… « replongés » ? Caroline s’empresse de se justifier : « Je ne suis pas une intégriste, je sais rectifier le tir quand il le faut. » Alors que le développement d’Internet en Chine, en Inde, au Brésil ou au Mexique laisse déjà entrevoir une forte croissance du phénomène, Facebook, par la population virtuelle qu’il rassemble peut bien figurer dès à présent en tête de liste des pays les plus peuplés du monde. Mais tout a une fin pour Francis Pisani qui conclut : « Le site a ouvert un espace important et se développe, mais les empires finissent toujours par tomber. »

par Álvaro Sánchez – París Traduction : Philippe-Alexandre Saulnier

Facebook? No fuckin’ way!

La liberté individuelle n’eût d’autre mémoire que celui qui la posséda.

Mes amis Facebook sont-ils mes amis ?

On le sait, les technologies sont l’une des principales causes d’évolution du vocabulaire courant. Et comme nombre de ces technologies viennent d’outre-Atlantique, les mots dans le secteur IT d’origine américaine sont légion. Googler est devenu synonyme de rechercher sur Internet. Les étudiants américains ne disent plus send me a email, mais Facebook me qui a en plus l’avantage d’être une formule plus ramassée.

 On se souvient de l’émission de télévision « 30 millions d’amis ». Le mot « ami » avait-il été altéré par l’émission de TF1 reprise par France 2 ? Par vraiment car selon la définition du Robert, l’amitié se définit comme un « sentiment réciproque d’affection ou de sympathie qui ne se fonde ni sur les liens du sang, ni sur l’attrait sexuel ».  « D’autant que les amis véritables jouissent, dans l’ordre moral, de la perfection dont est doué l’odorat des chiens ; ils flairent les chagrins de leurs amis, ils en devinent les causes, ils s’en préoccupent », nous dit Balzac dans le Cousin Pons. Facebook, icône des réseaux sociaux, va plus loin en proposant de se connecter dès maintenant à 250 millions d’ « amis »…

 On connait la série télévisée Friends dont les premières saisons donnaient une vision amusante de six personnages newyorkais (Monica, Rachel et Phoebe d’un côté, Ross, Chandler et Joey de l’autre) dans des situations censées susciter le rire tout en traitant parfois des sujets sérieux (mort d’un parent proche, perte de travail, maternité…). Mais les dernières saisons ont donné un spectacle quelque peu pathétique d’adolescents semblant refuser d’entrer dans le cercle des adultes. La série a eu un succès très rapide avec 12 nominations aux Emmy Awards pour la première saison.  Elle montre aussi la force du softpower des Etats-Unis, la série a été diffusée dans de très nombreux pays du monde. Elle est arrivée en Russie en 2001 et Chine en 2004.  

120 amis en moyenne

Heureusement, le titre de la série n’avait pas été traduite en Amis. Ce qui n’est pas le cas sur Facebook où le mot « ami » est de loin le plus important du vocabulaire employé à propos du réseau social. D’ ailleurs, une statistique récente nous indique, qu’en moyenne, un utilisateur possède 120 amis sur Facebook.  

Mais le mot ami est-il bien choisi ? Car finalement peut en avoir plus de 20 réels amis, éventuellement 30 ? La question mérite d’être posée. Alors quel mot utiliser ? Camarade ? C’est connoté Place du Colonel Fabien. Copain ? Ca fait année 60 (Etonnamment, Copainsdavant, le réseau social appartenant au Benchmark Group est le premier en France avec 10 millions d’inscrits est loin d’avoir la notoriété de Facebook). Connaissance ? C’est un peu précieux et ampoulé. Pote ? Trop familier. Relation ? Cela donne une image un peu trop utilitariste.

 Contact ? Ce serait peut être le plus adapté.  Sans parler de toutes les catégories liées à la famille. En fait, le mot ami au sens Facebook recouvre toutes ces dimensions et les 120 amis que chaque utilisateur Facebook possède en moyenne pourraient être répartis dans ces différentes catégories. C’est d’ailleurs là une des difficultés de ce réseau social dont les premiers développements (en quelque sorte l’ADN de la société) est parti de quelques potaches souhaitant organiser leur vie sur le campus de la plus prestigieuse université américaine pour en arriver aujourd’hui à une couverture planétaire.

 Faut-il se lancer dans la bataille pour favoriser le remplacer d’ami par relation ? Sans doute pas car c’est déjà peine perdue étant donnée la diffusion de la culture Facebook. Pourquoi donc s’en préoccuper ? Simplement pour en avoir conscience.

Guy Hervier pour ITR Manager.com

Un Blog WordPress.com.
Thème : Esquire par Matthew Buchanan.